Mon père est pasteur, ma mère est « femme de pasteur » et
s’occupe du foyer. J’ai une sœur de 40 ans, qui vit aux Etats-Unis, et un frère de 38
ans, qui vit à Castres.
Je
suis donc la dernière de la famille et j’en suis heureuse car cela me permet
aujourd’hui de profiter des expériences de mon frère et de ma sœur, et de
savoir analyser les bons et les mauvais choix.
J’ai commencé la musique et la danse à 5 ans, et j’avoue que c’est un
immense privilège car les arts sont utiles dans beaucoup de domaines, y
compris dans le service de Dieu.
En ce qui concerne ma
fonction au sein de Solideo, on va dire qu’elle est polyvalente : Je suis
co-responsable du groupe avec Didier MOYA. Solideo étant une œuvre
qui débute, beaucoup de choses sont à faire...mais petit à petit, le travail
se structure et des leaders apparaissent ici et là.
Solideo m’a beaucoup
appris, mais voici ce que je retiendrai :
3.
Le ministère musical n’a d’autre but que de transmettre l’évangile. La
musique ne restera toujours qu’un moyen, et non une fin en soi. Il ne s’agit
pas de se faire plaisir « seulement », même si, bien sûr il faut aimer le
service que l’on accomplit pour Dieu.
4.
Le travail en groupe et en collectivité demande beaucoup de respect, de
patience et d’amour. Vivre à 25 dans un bus nécessite une maîtrise de soi,
mais c’est aussi une superbe occasion de faire connaissance avec des
personnes qui partagent les mêmes aspirations et qui ont à cœur l’œuvre de
Dieu. J’ai été moi-même étonnée de voir combien des personnes timides ou qui
parlent peu ont eu, sans le savoir, des paroles qui m’ont apportée du
réconfort.
5.
Etre béni est une chose, être en bénédiction est encore mieux !
6.
La prière est une puissance dont il faut vraiment réaliser la portée. Elle
rend les choses « impossibles » POSSIBLES.
7.
Dans un service pour Dieu, il faut être spirituel et professionnel, les deux
sont importants et l’un ne va pas sans l’autre. Dieu bénit à partir du
moment où tu as donné ton maximum.
J’ai
entendu parler de Dieu depuis ma naissance, grâce à mes parents qui étaient
croyants.
Ma mère
me racontait régulièrement des histoires de la bible et j’aimais me rendre à
l’église pour chanter et retrouver mes amis.
Ce que j’entendais de Dieu
me plaisait.
On me
disait qu’Il était amour et que je pouvais tout lui raconter, même mes
erreurs qu’Il pardonnait.
J’ai donc grandi en considérant Dieu comme
un ami.
Je lui confiais mes secrets, mes projets, je
priais et lisais la bible avec un réel désir de le connaître mieux.
A l’adolescence, ma relation avec Dieu
devenait religieuse.
J’allais à l’église sans écouter les
prédications, je pensais tout savoir et je m’ennuyais un peu d’entendre
toujours les mêmes histoires.
La prière et la lecture de la bible
devenaient aussi une routine pesante.
Je suis de nature assez spontanée, et ce
genre de vie commençait à m’agacer profondément : je ne pouvais pas
continuer comme cela.
C’est à l’âge de 16 ans, alors
que je faisais le point sur ma vie, que je suis montée dans ma chambre, et
m’étant agenouillée aux pieds de mon lit, j’ai crié à Dieu :
« Seigneur,
montre-moi Qui tu es vraiment, je ne peux pas continuer à vivre sans
ressentir ta présence ».
Révèle-toi et prends ma vie afin qu’elle
puisse te servir.
Dans la bible, il est écrit :
« Quand un malheureux crie, l’Eternel l’entend et le délivre ».
Dieu
sait lorsqu’un cœur est honnête, et une prière sincère lui est agréable.
Quelques semaines plus tard, lors d’un
rassemblement de jeunes, j’ai pleinement réalisé l’état de ma vie.
J’ai compris que pendant toutes ces années,
ma relation avec Dieu avait été purement intellectuelle, et que j’avais
besoin de reconnaître mon péché et de lui demander pardon.
J’ai également réalisé que Dieu s’était fait
homme en Jésus, et que par Sa mort, Il prenait mon péché et me pardonnait.
La bible dit : « Tous ont péché et sont
privés de la gloire de Dieu ».
Ce « tous » m’impliquait aussi, et
tant que je ne prenais pas conscience de mon péché, je ne pouvais pas
recevoir le pardon de Dieu et ressentir Sa présence.
A partir de ce moment, j’ai
commencé à lire ma bible et prier avec une ferveur toute nouvelle.
C’était comme si je nouais une relation avec
une personne que je ne connaissais finalement pas.
A l’âge de 17 ans ½ , j’ai pris la
décision de me faire baptiser.
Cet engagement était important pour moi, car
il ne s’agissait pas d’un acte religieux, mais bien d’une volonté
personnelle de confier ma vie à Dieu et de Le laisser diriger complètement
mon avenir : je devenais Son enfant, et mon seul désir était de faire Sa
volonté.
Bien évidemment, je ne suis pas
devenue parfaite du jour au lendemain, mais je sais que chacune de mes
épreuves me rapproche de Dieu, et chacune de mes erreurs me permet de
réaliser Son pardon et Son amour de Père.
Cela fait 6 ans que je suis devenue
Chrétienne, et ma joie de le connaître grandit de jour en jour.
Que son Nom seul soit béni !!
Isabelle