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Isabelle Berthon
« Lorsque j’ai offert ma
vie à Dieu, je lui ai fait cette promesse de le servir et d’être utile dans
son ½uvre. En 1999, j’ai eu
l’opportunité de partir trois mois aux Etats-Unis pour une tournée
d’évangélisation avec les « Celebrant Singers ». J’appréciais
énormément leur qualité musicale, mais surtout l’onction qui se dégageait de
leurs chants.
Je connaissais le Directeur (Jon Stemkoski) qui m’avait proposé
d’intégrer une équipe à plein temps pendant deux ans après l’été.
Cette idée me tentait car
ce travail correspondait aux aspirations de mon c½ur. Cependant, je voulais
vraiment que Dieu conduise les événements selon sa volonté pour ma vie.
Durant la tournée, notre
équipe est venue en France pendant trois semaines et c’est là que tout a
commencé.
Dès notre premier concert,
nous pouvions sentir combien l’atmosphère spirituelle était différente (aux
Etats-Unis, la foi fait partie intégrante de la culture, alors qu’en France
Dieu est tourné en dérision et proclamer sa foi devient difficile).
Au fil des concerts Dieu
touchait mon c½ur et me montrait l’état spirituel de mon pays, et mon amour
pour la France et les Français grandissait (chose que je n’avais jamais
ressenti auparavant).
L’idée de créer un groupe
Français d’évangélisation émergeait dans mon c½ur mais je n’osais trop y
croire.
De retour aux Etats-Unis,
je partageais cela avec le directeur des Celebrant qui m’encouragea
fortement et me proposa son aide si besoin était.
Arrivée en France,
l’énergie était au sommet, mais en partageant ce projet, la plupart me
disait que c’était irréalisable en France, et que l’aspect financier
bloquerait un jour.
Déçue et découragée, je me
suis alors placé devant mon Dieu et cette parole a retenti au plus profond :
« les projets que forme le c½ur dépendent de l’homme, mais la réponse que
donne la bouche vient de l’Eternel ».
A partir de là, j’avais la
certitude que si ce projet venait de Dieu, Il serait assez puissant pour
ouvrir les portes, et j’étais prête à attendre le temps nécessaire.
En Mars 2000, Didier MOYA
me contacta. Avec une équipe motivée, il travaillait à promouvoir la musique
dans l’église et pour ce faire, enregistrait des albums en utilisant le
potentiel vocal et musical des églises.
Par l’intermédiaire d’une
amie commune, il me demanda d’enregistrer des parties de violon dans l’un de
leurs albums (son violoniste habituel n’avait pu se rendre disponible pour
ce projet).
Nous ne nous connaissions
pas du tout. Pendant les deux ou trois jours d’enregistrement, j’eus
l’occasion de lui partager mon projet. Il me dit avec simplicité : « quand
tu te décides, tu m’appelles».
Ce fut la réponse à ma
prière. Dieu ne m’avait pas oublié. Au contraire Il avait eu foi en ce
projet et mettait sur ma route les personnes que Lui avait choisies.
Au fil des mois, je
rencontrais des jeunes motivés, prêts à s’investir pour leur pays et en
Automne 2000, je rappelais Didier pour rentrer dans le vif du sujet sur le
plan organisationnel. »

Didier Moya
« En
1995, le Seigneur a mis sur mon c½ur de construire un groupe de chanteurs et
musiciens venant de différentes communautés pour travailler à
l’évangélisation de notre pays.
Après avoir pris conseil
auprès de mon pasteur sur Vichy (Mr Entwistle) j’ai demandé à quelques amis
des communautés de l’alliance évangélique si ce projet les intéressait, une
grande majorité m’a alors répondu par l’affirmative.
J’ai appris à mes dépens,
qu’entre les promesses et le passage à l’acte il y a un fossé énorme et que
d’une vingtaine de personnes contactées au départ, un seul voulait aller
jusqu’au bout avec moi.
J’ai alors pris seul un
engagement avec Dieu, à cet instant de ma vie où j’étais gagné par le
découragement. Il fallait que quelqu’un me contacte et me dise ces mots
précis :
-
Etre un outil d’évangélisation pour les Eglises
-
Donner à des jeunes l’occasion de s’exprimer pour le Seigneur
-
Ne pas être
une charge pour les Eglises
Tout en gardant ce projet
dans mon c½ur, je continuais à participer à des enregistrements en studio où
j’étais amené à rencontrer beaucoup d’artistes chrétiens. En discutant avec
eux, je m’apercevais que beaucoup voulaient faire quelque chose sans trop
savoir quoi.
Mais je ne disais rien, car
mon engagement était tel qu’une personne devait me parler du projet
directement sans avoir à diriger la conversation.
Il se trouvait qu’au
printemps 2000, j’avais besoin d’un violoniste pour l’enregistrement d’un
album et j’avais toutes les difficultés du monde à trouver quelqu’un.
Par le biais de jean PIALAT
et Myriam DINATALE (deux fidèles amis qui avaient l’habitude d’enregistrer
pour l’association), je rentrai en contact avec Isabelle (tous les trois
avaient fait la même tournée avec les celebrant).
Nous avons enregistré trois
jours pleins et avons beaucoup discuté notamment pendant les repas.
Avec mon épouse, nous nous
sommes aperçus que cette jeune fille, très joviale, était motivée pour
l’évangélisation par le chant et la musique. Mais je pesais chacun de mes
mots car je ne voulais pas trahir mes engagements devant Dieu.
Isabelle me parlait d’une
équipe d’environ 20 personnes avec des musiciens et chanteurs qui pourraient
parcourir la France et parler de l’amour de Jésus.
Je lui fis cette seule
réponse : « si tu te lances dans un tel projet appelle-moi ». Elle repartit
chez elle. En Novembre 2000, le téléphone sonna ; c’était Isabelle.
Elle me parla longuement de
la faisabilité d’un projet où chaque participant financerait ses dépenses de
façon à ne pas être une charge pour les Eglises, que toutes les Eglises ne
pouvaient pas avoir de groupes de chants et qu’il fallait fournir un outil
d’évangélisation, et en même temps cela permettrait à des jeunes d’exprimer
leurs talents pour le service de Dieu.
J’avais presque oublié les
termes exacts de mon engagement mais au fur et à mesure qu’elle parlait, la
mémoire me revenait avant même qu’elle ne prononce les mots et je reçus la
conviction que le moment était venu et qu’il s’agissait du feu vert que
j’attendais du ciel.
Ne trouvant pas les mots,
je lui demandai simplement de venir afin que nous en discutions de vive
voix : rendez-vous fut pris début janvier 2001 ».

La rencontre:
Lors de cette
rencontre, le 2 janvier 2001, Jean PIALAT, fidèle ami et Mr Entwistle,
pasteur à Vichy étaient présents. Nous avons longuement discuté de ce
projet en essayant de penser à tous les détails au niveau de l’organisation.
Plus tard, il fallut nommer le groupe. « Solideo » fut proposé par Jean.
Autre décision, l’association Prisma fut choisie pour servir
de cadre juridique et administratif à cette activité car elle existait
depuis plusieurs années et jouissait de facilité de démarches.
Suite à cela, nous avons décidé de contacter toutes nos
connaissances et leur proposer de participer à une réunion d’information que
nous avons fixé le 25 mars 2001, à Décines.
Isabelle commença à
présenter le projet : « Ces jeunes étaient surpris d’entendre un tel
discours et de la voir parler avec autant de conviction, et émerveillés de
savoir qu’il allait se passer quelque chose en France » (Didier Moya). De
son côté, Didier évoqua tous les aspects techniques depuis l’enregistrement
de l’album, le transport le matériel et le financement.
Nous étions les témoins qu’en France il existait un réel
potentiel et que des jeunes étaient prêts à donner de leur temps, de leur
argent et de leur énergie pour évangéliser leur pays.
La première tournée débuta le 8 juillet 2002 et Paul et
Claudine ETTORI nous faisaient la joie de partager cette tournée avec nous.
Nous sommes pleinement
reconnaissants à Dieu car il nous a exaucé au-delà de nos espérances, mais
surtout, Il reste le fondement sur lequel ce projet a vu le jour.
Lorsque Dieu approuve les
voies d’un homme, il dispose toute chose favorablement à son égard (Les
Proverbes)
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