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Bonjour à tous et à toutes
L'éducation que j'ai eu m'a
permis de comprendre très tôt ce qu'était l'amour de Dieu.
Mais j'étais enfant et je ne
l'avais pas expérimenté dans ma vie.
Tout allait bien, j'avais de
bons résultats en cours et ma vie me plaisait.
Pourquoi s'encombrer de la
"religion" de mes parents.
J'aimais l'école et surtout
les maths à tel point que cela m'amusait et me détendait
de faire des exercices le mercredi après midi, comme cela, pour le plaisir.
Je voulais cultiver un esprit
cartésien en moi.
Mon père, décédé maintenant, avait une espérance en Dieu et une foi
extraordinaire.
Nous avions notre culte de
famille tous les soirs.
Mais arrivé à l'âge de 16 ans,
je m'y suis opposé et je lui ai dit non.
Je ne voulais plus.
J'ai eu droit à une paire de
claque, la première de ma vie, mais mon père qui était boxeur dans sa
jeunesse, a savamment "dosé" les claques de manière à ce que je m'en
souvienne un certain temps.
C'est peut-être un évènement banal, mais à 16 ans, cela passe très mal.
Je lui en ai voulu
énormément.
Je ressentais de l'antipathie
presque de la haine pour mon père et sa religion mais je n'ai pas voulu
l'affrontement.
Après un bref raisonnement, je
me suis convaincu qu'il fallait trouver la faille.
Le non-sens, la contradiction
biblique de façon à lui clouer le bec définitivement.
Comme pour un théorème ou une
loi mathématique, il suffit de trouver un seul contre exemple pour
l'anéantir.
Je me suis mis à lire et analyser la bible, à essayer de mieux comprendre ce
que j'appelais "la philosophie" pour prouver que c'était faux.
Dictionnaire dans une main,
étymologie dans l'autre, dictionnaires latin, grec, encyclopédies et autres,
je n'aurais de repos que lorsque j'aurais trouvé le point faible, la faille.
Mais quelqu'un en avait décidé autrement.
A force de lire la parole de
Dieu, elle remplissait mon coeur sans même que je m'en aperçoive.
Et un jour, à l'écoute d'une
chanson chrétienne, je me suis trouvé ridicule à vouloir nier l'existence de
Dieu, à vouloir nier la vérité de sa parole.
Je me suis senti misérable,
pécheur et j'ai pris conscience de la dimension de l'amour de
Jésus Christ.
Le Saint Esprit travaillait
mon coeur à un point que je ne pouvais pas ne pas assister aux réunions à
l'église.
C'était une nécessité et un
besoin : "aller à la rencontre de mon Dieu".
C'est merveilleux.
A l'âge de 17 ans, j'ai voulu m'engager avec le Seigneur.
C'est vrai que le chant et la
musique ont pris une place particulière dans ma vie, mais le
plus important pour moi, c'est de me savoir entre les mains de quelqu'un qui
m'aime.
Je ne le regrette rien, même
pas ces gifles qui ont marqué ma vie.
J'ai pu retrouver la paix avec
mes parents et surtout avec Dieu et avec moi-même.
Didier
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